jeudi 28 juin 2012

1h30, le 29 juin 2012

Après des mois de silence, notamment dû à un manque d'internet à ma maison, je vous écris un court texte:

Je ne sais pas si vous allez vous retrouver dans ce que vous allez lire, mais javais besoin de l'évacuer de ma tête...

Parfois le soir quand je me couche je me sens si seule que ça fait mal, comme une boule à la gorge, un point au coeur qui me coupe le souffle...
J'aimerai alors avoir quelqu'un pour me glisser dans ses bras, rien de plus. Juste sentir sa présence, son odeur, son souffle et sentir qu'on est là où on devrait être...
J'ai ressenti ça une fois et parfois j'ai peur de ne plus avoir l'occasion de le ressentir à nouveau. Je pense que c'est de cette peur que me vient ce point, cette perte de souffle.

On a envie d'arrêter les flirts, les histoires sans lendemain, on se dit "le prochain, ce n'est pas juste pour une nuit". Et le prochain arrive, mais ça ne marche pas, quelle qu'en soit la raison, ça ne marche pas. On se retrouve dans un cercle vicieux: je ne veux pas d'histoires sans lendemain, mais finalement ça n'aboutit jamais, donc autant le faire car au moins on sait où on s'en va et on ne sera pas déçu, blessé quand ça sera fini.

Je me considère comme une optimiste, parfois un peu naïve, mais qui a surtout fois dans le fait qu'on n'est pas fait pour vivre seuls. Mais parfois à 1h30 du matin, je perds espoir, je me demande ce qui ne va pas, ce que je dois changer, sans avoir jamais eu une réponse véritable... Et voilà la boule est de retour.

Ça m'a fait du bien de vous écrire ça, surtout si certains s'y sont reconnus.
Je vous promets qu'avec la saison estivale qui est à nos portes j'aurais des choses plus réjouissantes à vous raconter!

"J'aime mieux avoir des remords que des regrets." Oscar Wilde

lundi 26 mars 2012

La SAT un endroit à ne pas manquer!

La société des arts technologiques est pour beaucoup un lieu obscur sur Saint-Laurent en-dessous de Sainte-Catherine. Un repaire de hipsters, de branchés et de geeks. Attention n'oubliez pas qu'on est toujours en période du "geek is the new chic"

Et puis pour y être allée, souvent, c'est un endroit que j'apprécie énormément, que ce soit de par son architecture version usine béton réinventée, que par la qualité de sa programmation et par les gens qui y travaillent.

L'architecture déjà.
Avec son mur de lumières qui vous hypnotise aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur, déjà ça vous aguiche, vous avez envie de jeter un coup d'oeil et de rentrer...
Photo : Dominic Paquin 
Et une fois passer la porte de ce temple, tout de suite, les escaliers qui s'animent au fur et à mesure qu'on gravit les marches. Bon non ils ne s'animent pas vraiment mais c'est tout comme, ils sont criblés de petits trous au travers desquels la lumière passe et donne un petit coté magique à l'atmosphère.

Mon étage préféré c'est bien sûr tout en haut car c'est là qu'on y retrouve le Foodlab et la Satosphère, et une terrasse.
Photo : Sébastien Roy 
Cette terrasse va je pense être un des must de cet été, surtout grâce aux deux chefs du Foodlab: Michelle Marek et Seth Gabrielse. La nourriture y est excellente, le menu varie environ à toutes les deux semaines, et le choix en vin est quand même important.

Et sinon, êtes-vous allés dans la Satosphère? Ce grand dome argenté que l'on peut voir depuis la rue... Vous pouvez y voir des projections à 280° ou 360° à vous couper le souffle! J'avoue que la première fois le programme était très spécial, ça m'a retourné, je suis sortie de là sans trop savoir quoi penser à vrai dire...
Mais en ce moment vous pouvez retrouver la SATfest qui offre des courts-métrages à 360 et parfois en 3D qui visuellement, vous clouent au sol!
En plus je ne veux pas dire mais à La Vitrine on l'a en spécial ;)

Photo : Sébastien Roy 
Il y a beaucoup d'autres événements à ne pas manquer, comme le lancement du premier album de Qualité Motel, la soirée d'Avant-Mutek, Chromatic, les soirées Pecha Kucha et j'en passe!

Tout en continuant sa mission de laboratoire pour tout ce qui touche le développement de technologies immersives, la réalité augmentée; à la fois repaire d'artistes mais aussi de chercheurs, la SAT cherche à rendre justement ses expériences accessibles au grand public en lui proposant une programmation variée, éclectique et toujours surprenante.

Je pense que ça pourrait être une sortie pour les beaux jours: un 5@7 sur la terrasse de la SAT en dégustant  tapas et vin suivi d'une soirée immersive dans le dôme. De quoi changer des soirées ordinaires au théâtre à un concert ;)

Finissons sur une phrase de Tom Alexander qui s'applique très bien à ce lieu, je trouve :
« La créativité et le génie ne peuvent s'épanouir que dans un milieu qui respecte l'individualité et célébre la diversité.»

mercredi 14 mars 2012

Une pointe de regret...

Dans 2 mois je quitte mon appart à l'angle de Hochelaga et Sheppard... Oui j'en suis contente, même toute excitée!
Parce que bon qu'on s'entende mon coin de rue c'était un peu le no man's land : plus le Plateau, plus le Village et pas encore Homa... Mais bon c'est sûr les loyers sont moins chers, l'appart, une fois repeint et grand et finalement avec quelques arrangements ça aurait été pas mal.


Non décidément ce quartier ne va pas me manquer.


En revanche, une chose va me manquer, une chose dont je n'ai pas assez profiter, petite pépite situé à 3 min de chez moi. Le Bistro sur la Rivière.


Quelle rivière vous allez me demander? Il n'y en a aucune c'est simplement le nom de la rue et non ce n'est même pas un restaurant avec les produits de la mer. Je vous entends, faire "Ok, bof c'est quoi le truc alors?"


La bavette. Oui, et avec une sauce aux trois poivres s'il vous-plaît. Elle est tendre, juteuse, parfaitement cuite (si vous la voulez bien cuite, vous risquez d'avoir un regard de travers de la serveuse, mais tout en gentillesse).
Accompagnée de frites maison et d'une salade, c'est un repas parfait pour le soir.


Le menu du soir vient en plus avec une entrée (soupe ou artichauts marinés souvent) ainsi qu'un dessert (gâteau Reine Elizabeth, tarte au sucre ou un très bon gâteau aux carottes). Mais pour le dessert laissez-vous tenter par la crème brûlée, malgré le supplément ça vaut vraiment la peine : juste pour avec votre cuillère casser le dessus craquant à souhait.


En plus, pour les Français nostalgiques de l'apéro, il y a du martini et le choix entre rouge ou blanc! Vous avez aussi des très bons kirs et une sélection très agréable de vin.




Si vous n'avez pas peur de faire un tour dans ce quartier, oui un peu glauque, c'est une découverte à ne pas laisser passer! Une fois rentré dans le Bistro de toute façon vous oubliez tout; l'ambiance y est très chaleureuse dans ce tout petit restaurant d'une trentaine de places seulement.


Il est maintenant possible de venir souper aussi le samedi, même si vous n'êtes pas un groupe, par contre il est vivement conseillé de réserver : 514.524.8108


J'attends vos invitations pour y retourner quand vous voulez! ;)

lundi 20 février 2012

N'est pas court qui veux, ça se travaille!

Hello tout le monde!

J'ai eu un flash ce midi! Je ne vous ai jamais dit que j'étais cinéphile? Je ne pense pas être une connaisseuse en la matière mais une amatrice c'est sûr!

Et bien jeudi passé, on m'a emmenée voir une séance remarquable! Les courts-métrages nominés aux Oscars au Cinéma du Parc.


Bon ok, vous êtes partis pour 2h30 de visionnement mais ça en vaut ô combien la peine! Je ne suis pas vraiment une adepte des courts-métrages car ils me laissent souvent sur ma faim. Ce que j'aime dans le cinéma c'est quand il m'embarque dans un autre univers, un autre temps, je n'aime pas les films qui dépeignent trop bien ma réalité. Si je veux savoir ce qui se passe dans le monde, je regarde par ma fenêtre, je regarde les infos ou à la rigueur si je vois voir un traitement constructif de notre réalité je regarde un documentaire...

Je m'égare... Mais ce que je veux dire c'est que dans un court, à peine as-tu commencé à prendre tes repères dans le monde décrit que boum c'est fini! Mais en fait c'est aussi ça qui font leur intérêt. C'est fugace, presque instantané comme sensation.

Alors si on regardait le menu des courts-métrages aux Oscars de 2012?

Il y a cinq courts d'animation et 5 courts (parfois moyens...) de fiction.

Et tous valent la peine d'être vu! Pour ma part, je trouverais bien trop difficile de trancher entre eux, chacun a son petit truc qui fait de lui un petit chef-d'œuvre.

En plus fierté toute montréalaise, deux des cinq courts d'animation sont le fruit de l'ONF:


Un québécois qui nous montre un petit garçon qui subit un autre dimanche en famille et a un passe-temps plutôt original...
Dimanche de Patrick Doyon





Il y a aussi un canadien anglophone qui nous raconte comment les anglais, et surtout les jeunes anglais ont décidé de se lancer à l'aventure et de devenir un cowboy dans l'Ouest canadien. On y retrouve un peu la parabole de la cigale et la fourmi, mais avec une fin bien plus tragique...
Wild Life de Amanda Forbis et Wendy Tilby





Évidemment en grand favori on retrouvera le dernier Pixar qui nous emmène en mer avec trois générations d'hommes et le premier jour de "travail" du plus jeune. C'est tendre, attachant et on voit que la jeunesse a toujours plus d'un tour dans son sac. Je ne vous dévoile pas plus l'étrange travail de ces trois générations à vous de le découvrir!
Luna de Enrico Casarosa



Mon favori à moi serait celui qui nous apprend l'importance des livres, des histoires. Un monde sans histoires s'effondre dans un grand ouragan qui emporte tout sur son passage. Un écrivain perd ainsi tous les mots qu'il avait couché sur un livre, ce dernier semblant alors se mourir. Mais une mystérieuse créature l'attire vers une bâtisse remplie de livres qui ne demandent qu'à être (re)lus! Un vrai régale entre vieux film muet et film de science-fiction.
The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore de William Joyce et Brandon Oldenburg


 
Finalement, le dernier (oui enfin il était en troisième position) m'a laissé assez perplexe. C'est l'histoire d'un gars qui croise, dans les rues de New York, une poule à différentes époques, poule qui fait sa promenade matinale, en pleine ville comme si de rien était... Et ça va loin, dans l'imaginaire du réalisateur!
A morning stroll de Grand Orchard




Pour la partie fiction aussi ça a été du grand n'importe quoi. Je suis toujours admirative face à l'imaginaire des autres et surtout à leur habileté à les mettre en scène. Bon le dessin, ça fait longtemps que j'ai laissé tomber, je ne me fais plus d'illusions, mais il y a toujours au fond de moi une volonté, une envie d'écrire et de raconter ce qui me vient dans la tête. Le problème c'est que ça finit toujours trop polisser, ou "déjà-vu" (à prononcer à l'anglaise ça fait mieux!)


Bon alors? Bah entre le gamin fan de foot qui assomme le prêtre de sa paroisse et ne rêve qu'à regarder la finale de je-ne-sais-quelle obscure coupe de football et qui finit par shooter dans le tabernacle (non je ne jure pas, ça s'appelle comme ça) pour mettre un but en pleine lucarne de l'évêque!
Pentecost de Peter McDonald






Pour rester en Irlande, oui je n'ai rien compris aux accents, mais c'est pas grave on se fie aux expressions! Vous avez cet homme qui débarque dans son village natal après 25 ans aux Etats-Unis avec sa fille. On apprend alors qu'il s'est brouillé avec son meilleur ami qui a eu un accident et a été amputé d'un bras, et il se sent coupable de ne pas avoir été là pour lui. A ça on ajoute le fait qu'il n'a jamais osé dire à sa fiancé qui devait le rejoindre qu'il avait rencontré quelqu'un d'autre... Il a juste arrêté de lui écrire (Ah le salaud! le lâche!) Et bien en fait c'est très drôle, léger et ça se termine bien!
The Shore de Terry George 






On a aussi ce court sur un couple d'allemands débarquant en Inde pour aller chercher le petit enfant, Raju, qu'ils ont adopté. C'est émouvant de les voir entourer de tant d'amour ce petit garçon qui ne parle pas leur langue, qu'ils ne comprennent pas mais qu'ils sont venus chercher, caché dans ce pays rempli de bidonvilles et d'eau stagnante et crasseuse. Je pense que c'est celui de fiction que j'ai trouvé le plus poignant et les images de l'Inde sont superbes.
Raju de Max Zähle



Le plus loufoque est sans doute celui de cet inventeur de la machine à voyager dans le temps

Time Freak de Andrew Bowler

 




 Tuba Atlantic de Hallvar Witzø







Comme je ne terminerais pas sans un mot d'un très bon et grand cinéaste, selon moi : Woody Allen
« Hollywood ? C'est une usine où l'on fabrique dix-sept films sur une idée qui ne vaut même pas un court métrage. »

Dépêchez-vous, c'est jusqu'au 23 février!

dimanche 5 février 2012

Si tu n'es pas allé à l'igloofest tu as raté ton hiver!!

Et oui en pleine soirée de Super Bowl (soyons francs on regarde tous juste les pubs!!!), je me suis dit qu'il était temps pour moi de revenir sur ces 3semaines complètement folles qu'a été cette année l'Igloofest.

Dans un premier temps, pour ceux qui ne seraient pas familiers avec festival... Le concept est d'inviter des DJs de renommée internationale à performer, en pleine air en plein hiver. Ajouter à cela des installations comme des tam-tam, un jeu pour tirer à la corde, des braseros avec marshmallows et vous aurez une petite idée de ce que c'est... Cinglé? Oui pour ceux qui ne sont jamais venus on pourrait le penser, mais une fois que vous y avez goûté, vous ne pourrez pas vous en passer!

La foule est toujours au rendez-vous et cette année est allée jusqu'à braver un -30° ressenti! Mais comme nous l'a dit le monsieur de Météo Média, la température dans la foule est de 10° supérieure à celle, sur le reste du site... Et aussi il y a un concours de One Piece, c'est-à-dire une combinaison de ski en un seul morceau. Avoir la plus laide, ne suffit pas à gagner le concours, il faut avoir l'attitude et les bons accessoires... J'en ai vu passer beaucoup et c'est toujours très drôle!



Cette année, nous avons battu tous les records! Oui je dis nous, car j'ai fait partie de l'équipe d'agent d'accueil. Vous avez pu croiser ma petite bouille la première et la dernière fin de semaine, celle du milieu j'ai pris off pour profiter un peu moi aussi! La preuve en images :

          





Les soirées qu'il ne fallait pas manquer:

-ce fameux samedi où j'ai failli perdre mes orteils car il faisait -30, mais les indestructibles Igloofétards étaient au rendez-vous! Buraka Som Sistema, qui venait du Portugal ont lis le feu! Imaginez une foule d'environ 8 000 personnes en one piece, ou combinaison de ski qui sautent avec effervescence et qui d'un coup s'agenouillent pour le début du son... C'était tout simplement beau!


- le jeudi 19 janvier avec Tiga qu'on attendait tous...
(Attendez, pause show de Madonna, au Super Bowl, j'ai craqué! Fantastique show auquel participe Moment Factory et le Cirque du Soleil, les Montréalais sont fiers ce soir)



Donc Tiga, on l'attendait, on le voulait on n'a pas été déçu, chapeau bas à Baillat et Cardell qui se sont occupés des visuels c'était génial!

 - le samedi 21, je n'étais pas supposé y aller mais je me suis laissée entraîner par une copine. 21h l'event était sold out! Je savais déjà que le site allait être bondé, mais on ne se décourage pas; et bien nous en a fait. Je ne pensais que Sébastien Léger pourrait égaler voire dépasser le son qu'il nous a offert cet été au Piknic et pourtant! Je pense que je n'ai pas arrêté de danser pendant 2h bien emmitouflée dans mon manteau, j'avais en effet presque trop chaud! 

                              
- Ensuite; il y a eu Diplo. J'y suis allée à la fin de mon shift, sans trop savoir ce que c'était et j'ai été agréablement surprise. Ce gars nous a mis du Justice, enchaîné avec un petit 10 min de swing, c'était beau de voir tout le monde twister ;) Par contre point de vue technique j'ai été un peu déçue, j'ai eu l'impression qu'il enchaînait les chansons comme ça, pas vraiment de mixage, à la rigueur un fondu...

Mais je pense que le plus décevant a été le samedi, la soirée a été sold out à 16 h 30, je vous l'ai dit des records! Mais le son a beaucoup déçu, j'étais à la sortie et bien des gens m'ont dit qu'ils s'en allaient soit parce qu'il y avait trop de monde, soit parce que le son n'était pas à la hauteur de ce à quoi ils s'attendaient... Mais j'ai aussi eu plein de câlins de gens qui regrettaient que ce soit déjà fini. Je pense que si un jour je suis en manque d'affection je vais me faire une aprem Free Hug, j'étais trop douée samedi soir!!! Promis je vous tiendrais au courant!

Allez pour finir trois photos : celle d'un monsieur qui avait un bonnet licorne volante. Je vous jure je ne sais pas où il l'a trouvé mais c'est fou tout ce qu'on peut voir pendant ce festival. Le glam is out! Bring your best one piece!!!




Ensuite deux photos du staff : mes supers superviseurs Roxanne et Maxime, adorables, très à leurs affaires et surtout à l'écoute (merci pour votre beau boulot le premier samedi!) et aussi une photo du shack, la roulotte où on allait se réfugier pendant nos pauses et où on prenait notre bière de fin de shift!




Pour ceux qui ne sont pas frileux, Montréal en Lumières et la Nuit blanche s'en viennent soyez prêt!
Pour les autres, je vous laisse méditer sur ces paroles de Lao She, romancier et dramaturge chinois: "Quand le cœur est au chaud, on n'a pas froid au corps"

lundi 16 janvier 2012

Une bonne raison de se tirer du lit avec la gueule de bois

Quoi faire en lendemain de veille?
Oui vous savez bien, vous vous réveillez la bouche pateuse, vos vêtements étalés partout, possiblement un gars (une fille) dans votre lit... En gros vous avez bien fêter hier!

On a tous tendance à vouloir mourir, prendre une douche à la rigueur pour enlever l'odeur et surtout se brosser les dents. Et bien ce dimanche, j'ai découvert une excellente raison pour se bouger les fesses et sortir affronter la lumière du jour : le Hangover brunch de la brasserie "pop up" Caroussel

C'est quoi une pop up brasserie? me demanderez-vous les yeux encore collés par le reste de votre maquillage...
Et bien ce sont trois gars qui ne veulent rien faire comme tout le monde. C'est vrai pourquoi se fixer dans un endroit quand on peut le temps d'un week-end (ou deux) s'installer derrière les fourneaux d'un lieu qui existe déjà? On change de quartier et de chef. L'originalité de ces week-ends de découverte est donc de vous surprendre à chaque fois dans un décor différent et avec un style culinaire inédit!

Me voilà donc qui enfile une robe pull, un gros legging, mes bottes et qui affronte le froid pour me rendre au bistro Lustucru sur la rue Parc où les chefs Guillaume Vignola et Iannick Lessard sont prêts à vous accueillir.
L'intérieur est très agréable: banquettes, tables, bar, pour tous les goûts. Je suis accueillie par Rudy qui m'escorte jusqu'au bar, déjà on se sent décontract, le monde jase, la musique bouge mais le volume est juste ce qu'il faut. Il est assez tard, oui je suis une grosse dormeuse, mais les banquettes sont pleines. On imagine que tout le monde a fait la fête hier et que le confort d'une banquette c'est parfait pour passer de la couette au brunch!

Je suis curieuse donc le bar c'est parfait je peux voir la cuisine juste ce qu'il faut... Et voir passer tous les plats. L'eau me monte à la bouche: mais que choisir?
Tout d'abord nous avons le droit à une petite verrine faite de yogourt méditerranéen, de sirop d'érable, de crème et d'une pointe de sel, avec de petits fruits. Rien que ça me replace l'estomac bien comme il faut :
Une petite bouchée pour me préparer à ce qui suit...

Je me suis laissée tenter par l'étagé de portobello grillé, avec oeuf poché nappé d'une sauce hollandaise avec une pointe de vin blanc, mais aussi du lard, du fromage le Pic... Le tout accompagné de pommes de terre, de pain et d'une délicieuse salade : roquette, tomates cerise et copeau de parmesan.

C'est du bon gras, comprenez que ça tient au corps, ça vous remet d'appoint, mais ce n'est pas du bacon graisseux qu'on vous sert ou une sauce hollandaise lourde qui vous reste sur l'estomac... Je crois ne pas en avoir laissé une miette!

Puis, j'ai vu passer ce délice :

Gaufres à la marmelade d'oranges sanguines, accompagnées de deux boules de mousse au chocolat (ok je l'avoue j'ai été trop gourmande, j'ai piqué un peu de mousse au chocolat noir... la prochaine fois je prends un extra mousse au chocolat SVP!), d'une crème pâtissière aux amandes et de feuilles de menthe.

Mon avis? Je vois déjà les sceptiques qui pourront trouver ce brunch un peu cher (22$, rajouter la boisson), c'est que vous n'êtes pas prêts à payer pour un repas savoureux et qui saura vous remettre d'aplomb et vous permettre de profiter de la journée, plutôt que vous morfondre au fond de votre lit!

Si je vous ai convaincus, soyez sûr que je vous tiendrais au courant du prochain "pop up", les rumeurs disent fin février...Mais qui sait, ça sera peut-être avant, cette année votre valentin(e) ne vous emmènera pas souper, mais bruncher ;)

Puisque je vous parle d'amour pour conclure, voilà comment Bernard Shaw, écrivain irlandais, concilie sentiment et gastronomie : "Il n'y a pas d'amour plus sincère que celui de la bonne chère"

lundi 9 janvier 2012

Un petit souper glam et pas cher?

Salut à tous!

L'arrivée de la nouvelle année signifie surtout le retour du Happening Gourmand, pour sa 5ème édition!
Vous ne connaissez pas? Honte à vous, surtout si vous êtes un(e) amateur(trice) de bonne chère!

Le Happening Gourmand, c'est l’évènement qui rassemble 7 restaurants du Vieux-Montréal du 9 au 31 janvier autour d'une seule même idée : vous régaler!

Les menus sont soit à 23 $ soit à 27 $ et comprennent une entrée, un plat et un dessert. Et si ça ne suffisait pas à vous convaincre... Vous avez le choix! Au moins entre 2 entrées, 3 plats et 2 desserts, et puis vu que vos futurs hôtes ont pensé à tout, vous avez même une suggestion d'accord des vins... J'en salive d'avant.

Pour avoir testé la formule l'année dernière, mais seulement pour deux restos (et oui il fallait que je rentre en France) j'ai adoré.
Peut-on faire les 7 restaurants? Mmmm je pense ça va être dur! Mais bon ça peut-être un défi à relever, qui se sent d'attaque?

Pour ma part, l'année dernière j'ai testé :
- Verses : service irréprochable, nourriture délectable et vu que je suis une fille adorable on a même eu le droit au digestif offert à la fin du repas. En plus les tables sont faites en cercle avec des banquettes qui montent très haut, donc c'est vraiment intime, on n'est pas dérangé par nos voisins, mais on ne peut pas non plus regarder leurs plats pour s'en inspirer...
- Modavie : j'y étais déjà allée avec mes parents, entre copines c'est encore mieux, j'aime vraiment l'ambiance et le jazz live... Mon regret? Ne pas avoir pris l'agneau il était excellent dans l'assiette de mes copines, 2012 je mangerai ton agneau! ;)

Pour les autres :
- Je suis déjà allée à Aix, cuisine du terroir et je pense profiter de la promotion pour y retourner! Le service est ici aussi impeccable, la cuisine est non seulement succulente à regarder mais aussi superbe à déguster.
- Le petit nouveau cette année et que je ne vais sûrement pas manquer c'est la Taverne Gaspar, quand j'ai lu le menu j'avais envie d'y courir! Dès la première entrée (soupe à l'oignon à l'os à moelle) j'étais conquise...je suis un peu moins enthousiaste face aux desserts mais bon à essayer quand même ABSOLUMENT!
- Le Vieux-Port Steakhouse m'a convaincue aussi cette année. L'an passé, aller dans un steakhouse ne me tentait pas du tout, mais le menu de cette année, carrément! Ok je l'avoue ils m'ont surtout eu au niveau des desserts (choix entre une crème brûlée à la vanille ou un duo de mousse au chocolat??? Trop difficile encore, il faut que j'emmène quelqu'un avec moi pour qu'on partage!)
- Le menu du Méchant Boeuf ne m'attire pas vraiment, je ne sais pas si c'est la présentation ou ce qui est proposé qui me paraît un peu facile, en plus il n'y a qu'un choix de dessert (une honte!) ou bien il faut payer en plus pour avoir n'importe quel dessert de la carte... Mais puisque je sais que c'est un bon endroit pour la viande pourquoi pas, je ne jette pas la pierre, surtout pas aux institutions du Vieux-Montréal.
- Finalement, la Suite 701 a fait un bel effort sur la carte, c'est élaboré ça a l'air bon, mais parfois je ne comprends pas du tout ce que c'est! Vous savez ce que c'est vous des lentilles Béluga? ou bien Cioppino de poisson? C'est un peu ce que je reproche aux restaurants parfois, on n'arrive pas à se décider car on ne comprend pas la carte!

Voilà, vous savez les 7 restaurants où courir jusqu'au 31 janvier, enfin réserver avant ça serait mieux!
Et surtout n'hésitez pas à écrire vos critiques dans les commentaires.

Je ne peux que vous citer les mots bien vrais d'un grand écrivain, Guy de Maupassant :
« De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise »